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backfromcamden replied to your photo :

unsisypheheureux replied to your post : I’ve just…

J’aimerais bien une copie, s’il te plaît.

Avec grand plaisir. C’est la version 1.1, mais toujours beta hélas, chaque fois que j’ouvre le texte au hasard, je trouve une nouvelle coquille, c’est une vraie torture. Je prends volontiers les retours pour correction ;o)

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  • unsisypheheureux replied to your post : I’ve just finished the digitalization of the best…
  • Et de quel livre est-il question?

    Comme je le disait, le plus grand roman français jamais écrit. Je viens de corriger encore une centaine de coquilles ce soir, j’imagine qu’il doit en rester quelques unes… (check your inbox).

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    …and so comforting himself he pursued his way, taking that
    which his horse chose, for in this he believed lay the essence of
    adventures.

    CERVANTÈS (Don Quixotte)

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    I like to travel light. 5 days in Poland, in a Spec-Ops bag.

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    mdkhoury said : quel livre de Blondin me conseilles-tu?

    C’est une très bonne question. 

    – mon Blondin favori est évidemment L’Europe buissonnière. C’est pour moi l’un des plus grands romans français jamais écrit. Mais pour l’apprécier, il faut tout de même une assez bonne connaissance de la langue (pour les jeux de mots et la poésie) et de l’histoire française (particulièrement de l’entre-deux-guerres et de la Seconde Guerre mondiale). Par exemple :

    Hans conduisait la machine. Helmuth occupait le side-car. Ils avaient retroussé les manches de leur courte vareuse verte et ouvert grand leur col. Hans, les bras écartés, pesait sur le guidon et s’amusait à faire rouler ses muscles. Il portait une mitraillette en sautoir. Il riait et, malgré la vitesse, gobait la chaleur entre ses dents. On traversait tellement d’agglomérations qu’il avait conservé son casque pour faire vieux. Helmuth, à ses côtés, semblait aller moins vite. Mais c’était, comme bien on pense, un effet d’optique, dû, pour une grande part, à l’attitude du jeune homme. Dédaigneux, des profondeurs de la nacelle, il se tenait assis sur le rebord arrière, une jambe pendante, l’autre repliée sous le menton. N’eussent été les deux grenades à manche fichées dans ses bottes, qu’on l’eût pris pour quelqu’écuyer romantique. Le vent de la course, cependant, partageait ses cheveux en volutes trop brèves et trop aigu semblait le masque de son visage enfoui au creux de sa main, pour qu’il n’évoquât point plutôt un sujet d’Arno Breker. Oui, ainsi posé, le coude sur le genoux, apparemment plongé dans un souci sublime, il incarnait au mieux ce personnage du Panzer de Rodin qui allait devenir, sous une forme ou sous une autre, le parangon mythifié de l’esthétique européenne.

    Autre inconvénient, il est relativement difficile à trouver, sauf à farfouiller chez les bouquinistes ou à investir dans les Oeuvres complètes parues chez Robert Laffont.

    – donc pour attaquer Blondin, peut-être vaudrait-il mieux commencer par Un singe en hiver, qui est plus accessible (et pour le coup régulièrement réimprimé). 

    Si vous croyez que cette complaisance envers la mort est chrétienne, vous vous trompez. C’est beaucoup de présomption que de se précipiter ainsi vers le jury en acceptant qu’il abrège le concours. C’est préjuger de la qualité de votre copie. Êtes-vous sûr d’abord d’avoir traité le sujet ? Moi pas. Avant de rendre la vie – je dis bien rendre – je veux conserver le plus tard possible la faculté de l’améliorer, je ne parle pas dans le sens d’un infléchissement moral, mais d’un épanouissement. J’ai fait, l’autre jour, la connaissance d’une très vieille dame qui semble s’être décidée à mettre les bouchées doubles au bord de la tombe. Elle est dans le vrai. Qui sait si nous ne serons pas comptables de toutes les joies que nous nous serons refusées, de tous les chemins que nous n’auront pas suivis, de tous les verres que nous n’auront pas bus… Il ne faut pas cracher sur les cadeaux de la création, Dieu déteste cela.

    J’aurais tendance à comparer ce Blondin aux Enfants tristes de Nimier, lorsque l’Europe buissonnière faisait lui écho au Hussard bleu. Avantage supplémentaire, il est accompagné d’une adaptation magistrale au cinéma, par Henri Verneuil, qui par la grâce d’un Jean Gabin vieillissant et d’un Jean-Paul Belmondo jeune, a pu réaliser l’un des meilleurs films français de tous les temps. J’aime toujours prendre pension régulièrement à l’hôtel Stella.

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    La planète des singes en hiver.

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    Même tout petit, Antoine Blondin avait la boxe des maths.