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Ronin is a 1998 American spy actionthriller film directed by John Frankenheimer and starring Robert De Niro, Jean RenoNatascha McElhone, Stellan Skarsgård, Sean Bean, and Jonathan Pryce. Written by David Mamet (under the pseudonym Richard Weisz) from a screenplay by first-time writer John David Zeik, the film centers on a team of hired ex-special operatives trying to steal a mysterious and heavily-guarded briefcase while navigating a maze of shifting loyalties and alliances. The film is noted for its realistic car chases through Nice and Paris and its convoluted plot involving the briefcase as a MacGuffin.

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mdkhoury said : quel livre de Blondin me conseilles-tu?

C’est une très bonne question. 

– mon Blondin favori est évidemment L’Europe buissonnière. C’est pour moi l’un des plus grands romans français jamais écrit. Mais pour l’apprécier, il faut tout de même une assez bonne connaissance de la langue (pour les jeux de mots et la poésie) et de l’histoire française (particulièrement de l’entre-deux-guerres et de la Seconde Guerre mondiale). Par exemple :

Hans conduisait la machine. Helmuth occupait le side-car. Ils avaient retroussé les manches de leur courte vareuse verte et ouvert grand leur col. Hans, les bras écartés, pesait sur le guidon et s’amusait à faire rouler ses muscles. Il portait une mitraillette en sautoir. Il riait et, malgré la vitesse, gobait la chaleur entre ses dents. On traversait tellement d’agglomérations qu’il avait conservé son casque pour faire vieux. Helmuth, à ses côtés, semblait aller moins vite. Mais c’était, comme bien on pense, un effet d’optique, dû, pour une grande part, à l’attitude du jeune homme. Dédaigneux, des profondeurs de la nacelle, il se tenait assis sur le rebord arrière, une jambe pendante, l’autre repliée sous le menton. N’eussent été les deux grenades à manche fichées dans ses bottes, qu’on l’eût pris pour quelqu’écuyer romantique. Le vent de la course, cependant, partageait ses cheveux en volutes trop brèves et trop aigu semblait le masque de son visage enfoui au creux de sa main, pour qu’il n’évoquât point plutôt un sujet d’Arno Breker. Oui, ainsi posé, le coude sur le genoux, apparemment plongé dans un souci sublime, il incarnait au mieux ce personnage du Panzer de Rodin qui allait devenir, sous une forme ou sous une autre, le parangon mythifié de l’esthétique européenne.

Autre inconvénient, il est relativement difficile à trouver, sauf à farfouiller chez les bouquinistes ou à investir dans les Oeuvres complètes parues chez Robert Laffont.

– donc pour attaquer Blondin, peut-être vaudrait-il mieux commencer par Un singe en hiver, qui est plus accessible (et pour le coup régulièrement réimprimé). 

Si vous croyez que cette complaisance envers la mort est chrétienne, vous vous trompez. C’est beaucoup de présomption que de se précipiter ainsi vers le jury en acceptant qu’il abrège le concours. C’est préjuger de la qualité de votre copie. Êtes-vous sûr d’abord d’avoir traité le sujet ? Moi pas. Avant de rendre la vie – je dis bien rendre – je veux conserver le plus tard possible la faculté de l’améliorer, je ne parle pas dans le sens d’un infléchissement moral, mais d’un épanouissement. J’ai fait, l’autre jour, la connaissance d’une très vieille dame qui semble s’être décidée à mettre les bouchées doubles au bord de la tombe. Elle est dans le vrai. Qui sait si nous ne serons pas comptables de toutes les joies que nous nous serons refusées, de tous les chemins que nous n’auront pas suivis, de tous les verres que nous n’auront pas bus… Il ne faut pas cracher sur les cadeaux de la création, Dieu déteste cela.

J’aurais tendance à comparer ce Blondin aux Enfants tristes de Nimier, lorsque l’Europe buissonnière faisait lui écho au Hussard bleu. Avantage supplémentaire, il est accompagné d’une adaptation magistrale au cinéma, par Henri Verneuil, qui par la grâce d’un Jean Gabin vieillissant et d’un Jean-Paul Belmondo jeune, a pu réaliser l’un des meilleurs films français de tous les temps. J’aime toujours prendre pension régulièrement à l’hôtel Stella.